Covid 19 : j'ai testé le test de l'écouvillon

Publié le par Tristan YVON

On connait tous le contexte actuel, la pandémie du Coronavirus (modèle 2019 sorti chez nous en 2020) fait des ravages. Aussi contagieux qu’inattendu, ce virus touche beaucoup de monde, sans forcément provoquer de forme grave, la multiplication des symptômes le rendant confondable avec tous les virus, allergies, et autres saloperies du quotidien.

Je suis tombé malade quelques jours après le déconfinement, mes symptômes ressemblaient d'avantage à un gentil combo gastro / rhume qu'a un virus meurtrier venu d'Asie. Mais travaillant dans une école, il m'a fallu respecter le protocole et passer le fameux test PCR, le test de l'écouvillon plus connu comme "le truc dans le nez".

Mon article vise à vous résumer le contexte, le déroulé de l'opération et à vous expliquer comment j'ai vécu ce test très redouté, qui est finalement plus désagréable que douloureux. Et spoiler : pour ma part il a été négatif (heureusement pour mes proches).

Contexte

Nous sommes le mardi 11 mai, les écoles rouvrent. J’accueille au portail les quelques revenants de l'école ou je travaille, après presque deux mois seuls avec les poules et le lapin.
Mais je ne me sent pas bien, j'affronte une fatigue totalement anormale pour un moi de mai ensoleillé, et j'ai les symptômes d'une petite gastro. Conscient de ne pas être en forme je respecte encore plus scrupuleusement le protocole sanitaire. Je porte mon masque chirurgical bien comme il faut, et me désinfecte les mains au gel hydroalcoolique toutes les 5 minutes (voir plus souvent dès que je touche des objets). Je fini la journée moulu, et me soigne moi même comme d'habitude.

Les jours suivants ça va mieux avec une fatigue hétérogène mais persistante, jusqu'au vendredi ou les symptômes se multiplient : je me réveille avec des maux de gorge, je tousse sec, j'ai un écoulement nasal important, et je suis crevé. Le combo des symptômes et l'effet "yoyo" selon les jours rappelle les effets du Covid, je m'isole de l'école et consulte mon médecin traitant (entre temps je me suis fait envoyer bouler par la plateforme Covid).
Ma généraliste ne croit pas trop au Covid, me prescrit des médocs pour une rhinopharyngite, mais me rappelle le protocole : travaillant au contact d'enfants je suis obligé de me faire tester, par prudence.

 

Recherche d'un laboratoire

Le donneur de sang que je suis n'aurait pas flippé devant une prise de sang, mais le test sérologique n'est pas adapté a la recherche de Covid à l'instant T, je n'ai pas eu le choix que d'affronter l'écouvillon, le test PCR.

Première étape : trouver un labo. Je récupère mon ordonnance vendredi soir, et je maudis ma poisse légendaire de tomber une veille de week-end !!
Ceux qui me connaissent savent que je déteste le téléphone, mais je prends sur moi, et appelle 5 laboratoires le samedi matin tôt. Deux d'entre eux me demandent de rappeler le lundi matin, le troisième ne fait pas les test PCR, la messagerie du 4ème est saturée, je capitule devant la petite musique du 5ème laboratoire... Vous y croyez maintenant à la poisse?? La coupe est pleine, je retourne me coucher. Bref chers lecteurs, attendez vous à galérer!
L'un des labo me rappelle ensuite pour me proposer un test le mardi soir suivant (faut pas être trop pressé). J'accepte en précisant que j'annulerai si je trouve plus vite ailleurs.

 

Déroulé du test

Lundi matin j'appelle le labo d'une ville 10 km plus loin, beaucoup plus efficace. Après entretien avec un biologiste j'ai un rdv 2h plus tard.
Le prélèvement s'effectue par Driving, les consignes sont claires : arriver devant le portail arrière du labo à 11h30, ne pas sortir du véhicule, suivre les consignes des deux cosmonautes présents sur place, porter un masque.

J'arrive avec 5 minutes d'avance et fais la queue après deux voitures devant moi. Leur prélèvement prends une minute par voiture, la mécanique est rodée. Je me gare au niveau des deux infirmiers déguisés en cosmonautes (blouse, visière, masque, charlottes, gants,...) qui une fois les présentations faites m'expliquent que je vais subir un test pas très agréable... Je descend mon masque sous mon nez, et appuie ma tête contre mon appuie tête. N'oubliez pas de serrer le frein a main, car le test n'est pas une partie de plaisir.

J'ai choisi de fermer les yeux, je ne pourrais donc pas vous décrire à quoi ressemble un écouvillon. J'ai juste senti comme un long fil de fer rentrer dans ma narine jusqu'aux sinus, en frottant contre les parois (ce qui peut néanmoins faire un peu mal). L'opération ne dure que quelques secondes, je me suis donc cramponné aux sièges de ma voiture! Deux choses m'ont marquées :
- L'écouvillon déclenche les glandes lacrymales, on a donc tendance à pleurer. C'est totalement normal.
- En ressortant l'écouvillon m'a laissé un puissant gout de sel, comme si je venais de m'injecter de l'eau de mer dans le nez.

L'opération n'a du prendre qu'une dizaine de secondes grand maximum, si bien que j'ai demandé "c'est tout ?" aux infirmiers, avant de leur avouer que je m'attendais à pire. Dans les minutes qui ont suivi je me suis senti incommodé comme si je venais de respirer dans une boite de poivre, mais les effets se sont rapidement dissipé. Les infirmiers m'ont ensuite remis un papier avec les identifiants pour consulter mes résultats le lendemain, avant de me souhaiter une bonne journée.

Je suis donc reparti à peine une minute après être arrivé. Je me suis arrêté sur un parking juste à côté pour reprendre mes esprits, me frotter les yeux et le nez, avant de rentrer.

Les résultats sont arrivés le lendemain, pour ma part négatif donc tout va bien (ou en tous cas avec un peu de repos tout ira bien).

 

Conclusion

Au final, ce test mérite bien sa réputation de test désagréable et est assez intrusif (se faire ramoner les narines c'est pas forcément anodin). Je comprends tout l'enjeu de le faire supporter à des personnes hypersensibles ou phobiques des soins (je connais bon nombre de personnes autistes pour qui il serait insupportable).  D’où l'intérêt de respecter les gestes barrières et le port du masque, a titre personnel je vais tout faire pour ne pas le repasser!

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B
Bonjour Monsieur YVON,<br /> Je vous remercie de votre réponse. <br /> Je vais me renseigner sur cette solution de gaz meopa pour amoindrir la sensation de stress.<br /> Bonne continuation pour la tenue de votre blog<br /> Très cordialement. <br /> B. Bauduin
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B
Bonsoir Monsieur,<br /> Je vous remercie pour cette description. <br /> Pour ma part, j'ai été amené à passer ce fichu test, non pas que j'avais des symptômes mais parce que j'ai côtoyer à 15 mètres, oui vous lizez bien quinze mètres une personne testée positive. <br /> Alors toute l'association ou je travail à eu droit au test. <br /> Je vous passe l'histoire du cosmonaute, qui dit pas bonjour et t'explique rien juste asseyez vous sur la chaise, mettez la tête en arrière et fermez les yeux (probablement pour éviter d'effrayer de la longueur de l'ecouvillon que je n'ai pas pu apercevoir) .<br /> Je suis comme vous le décrivez, hypersensible, chatouilleux à l' extrême voire hysterique, autiste au touché quoi ! Déjà que je ne comprenais pas l'objet du test puisque sans symptôme et donc particulièrement agacé, lors de l'introduction de l'ecouvillon et le début de l'intrusion, je me suis levé de la chaise impossible de rester calme, stressé à mort, on a essayer de recommencer l'opération 2 fois avec le même effet voir pire pour troisième ou j'ai crié et probablement affolé la préleveuse (ça ne pouvait pas être une infirmière)<br /> Puis elle a pris le tube de transport, introduit le bout du machin dedans elle m'a dit comme :de toute façon c'est pour vous ! Et comme je restais la a attendre elle m'a dit sur un ton agacé, vous pouvez partir<br /> Je suis comme vous, j'espère de ne plus a avoir passé ce fichu test<br /> Je trouve tout ça assez moyenâgeux ! <br /> D'après vous est il possible d'insensibiliser le conduit avant le test à la manière d'un dentiste qui anesthésie une dent voir faire une anesthésie plus profonde.<br /> Ça devient une phobie et si par malheur je dois refaire ce test je ne sais pas ce que je suis capable de faire. D'autre part, je pense aussi que les médecin ne savent pas apporter de réponse à ça. (excusez si il a des fautes j'écris avec mon smartphone)
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T
Bonsoir, n'étant pas médecin je n'ai malheureusement aucune idée des solutions médicales possible pour réduire l'enfer sensoriel que vous décrivez, ni des procédures pour y arriver.<br /> En ce qui concerne l'angoisse générée par les test médicaux, j'ai de très bon retour de l'utilisation du gaz méopa, très efficace pour déstresser les patients, qui permet de rendre des test supportable. Son utilisation n'est malheureusement pas généralisée, malgré qu'on l'ai proposé lors de l'élaboration du plan autisme 4.